Suis-je Facebook-normal ?

Lu sur un manuscrit chiffonné de l’Auteur Inconnu .
« Les réseaux sociaux sont devenus une partie intégrante de notre vie. Il est rare de ne pas s’y connecter toute une journée (bon j’exagère peut être, j’en connais qui ne s’y connecte qu’une fois par trimestre…)
Lieu d’échanges, on y parle d’hobbies, on y partage ses pensées et celles des autres. C’est également un lieu pour déstresser, un lieu de rencontres (virtuelles), on y parle de son travail, de ce qu’on a mangé à midi ou le soir, on argumente, on propose, on juge, on censure, on y blague… Bref… on a un mur (pour ce qui est de Facebook) pour y publier ce qu’on veut… On y a la messagerie également, mais cela c’est privé…

Ce matin je me suis posé une question : Suis-je Facebook-normal ?

Pourquoi ? Souvent, j’ai vraiment du mal à mettre un « like » sur des publications que je n’aime pas sur Facebook…Je sais que cela à l’air étrange, mais réellement pourquoi cet état de conscience que je sais inutile et sans sens ? pourquoi je peux ne pas aimer tout ce que mes amis publient ?…non cette photo de Jacques , je n’aime pas, cette pensée de Brigitte est tordue,… Ou, euh, je censure cette publication de Jacob, cela parle de sexe…. Je suis qui pour ne pas aimer ce que mes amis publient ? je sais, beaucoup de personnes certainement ne vont pas aimer non plus certaines de mes publications, où même me bloquer parce que tellement cela les emmerde de lire ou voir ce que je mets… mais est-ce si utile d’avoir des « like » à chacun de mes publications ? le plus important j’ai pensé à un moment (je continue de le penser) est de publier des choses qui peuvent apporter quelque chose à mes « amis » ou à moi-même (oui des fois, pour me parler à moi-même je poste cela sur Facebook…), j’ai 362 amis (d’ailleurs je m’imagine avec mes 362 amis dans une salle en train de discuter, d’échanger… d’argumenter… Cela est possible ?! Le pensez-vous ? Bref… J’ai 362 amis et chacun d’eux m’est cher.) : Les faire rire, leur apprendre quelque chose de nouveau, les aider à trouver des solutions, à parfaire leurs idées, à avancer…

Tenez, cette publication par exemple, je n’ai aucune idée du nombre de personnes qui va la lire (l’algorithme de Facebook étant si complexe que tu n’as aucune certitude que tes publications apparaissent sur le mur de 5 ou 30% de tes amis…). Lorsque je publie certaines choses, j’ai plus de messages privés que de « like »… Comme l’a dit quelqu’un : qui que tu sois, quoi que tu fasses, 30% vont l’aimer, 30% vont le détester et 30% vont s’en foutre (les 10% restants je ne sais pas ce que cela représente)….. Alors ?! Pourquoi s’en priver ou s’en offusquer ?

Une amie m’a dit un jour : « Auteur Inconnu, tu sais, les soirs, après une dure journée de travail, après avoir dîné avec ma petite famille, après avoir raconté ma journée à mon mari , après m’être amusée avec mes deux enfants, et après avoir pris ma douché, et pendant que mon mari regarde paisiblement les infos à la Télé, et que les enfants sont au lit, je me connecte à Facebook, je parcours les publications, et cela me détend, cela m’amuse, je mets quelques « like », quelques émoticônes, ou des commentaires… et je me déconnecte « ….

Elle me l’a dit plusieurs fois et avec une grande sincérité, et moi n’ayant presque jamais ressenti cette grande euphorie, me sentant presque pas normal sur ce plan, je me suis promis de (re)voir Facebook sous cet angle… et c’est à cet instant que je me suis rendu compte tout bêtement de pourquoi j’ai cette difficulté à ressentir cette sensation décrite par mon amie : je me suis abonné à tellement de pages de news que les publications de mes amis s’y noient littéralement…. je suis donc obligé de ne consommer que des nouvelles sur comment le monde va mal, de pourquoi Macron porte deux alliances, de Poutine qui n’a jamais de mauvais jour parce qu’il n’est pas une femme, ou de la cellule de communication de M. TALON qui aurait fait un montage pour prouver que notre cher Président est en forme et est à Cotonou.. Etc…

Mais fort heureusement, j’ai trouvé une solution : j’ai augmenté le temps que je passe sur Facebook, et du coup je peux me permettre de parcourir entièrement mon fil d’actualités et de tomber certainement sur les publications de mes amis… et enfin, ressentir cette euphorie décrite par mon amie…. Je suis Facebook-normal… du moins, de jour en jour je m’améliore ! »

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